Fragile…!!

Une larme du temps
une pluie qui passe
un regard impatient
un soleil qui grimace.

28-03-2018 - FEUILLE HUMIDE

Publicités

Le petit monde…!

Ce qu’ils en pensent..

 

Assis au bord du chemin, sur une pierre,
J’entendis monter comme une prière.
Surpris par ces nombreux chuchotements,
Je crus, de mon esprit plein de tourments. !

Je me penchai, bas, le nez au raz de la terre,
Voulant comprendre cette litanie solidaire.
Je découvris, la foule, d’un tout petit monde,
Assise, là, en cercle comme dans une ronde.

Curieux, c’est alors qu’à l’esprit me revint
Cette question : que pensent ils des humains ?
Je quittai la pierre, et près d’eux, m’allongeai
Et lentement, de plus en plus prés m’approchai.

Le cercle devint subitement bien silencieux
Du cercle se levèrent les têtes vers ce curieux,
Ce fut un brouhaha, une cacophonie infernale
À la vue de cet être,  pour eux très peu banal

Du centre de ce cercle, une voix fluette,
Monta vers moi, comme une trompette :
Qui est tu donc, pour ainsi nous troubler,
Ne vois tu donc pas que tu es l’étranger ?

N’ayez crainte, dis je, je suis un ami  ;
Bien que l’humain vous est ennemi. !

‘’ Et voilà donc que je parle tout bas
A un monde si petit que je ne voyais pas
Ce petit monde immense des insectes
Celui que des humains, aucun ne respecte’’

La voix trompette, étonnée me dit : tu comprends ?
Nous pensions être inaudible, voilà qui surprends,
Et  pourquoi aujourd’hui verrais je un ami en toi,
Toi qui depuis des lustres regarde mais ne voit..

Et bien voyez, je suis là allongé, et vous parlant,
Je n’ai a votre encontre aucun mauvais sentiments.
Je voulais de vous tout savoir, écouter vos griefs
Car depuis le début des temps, chacun son fief..

Il est juste, pour moi qui vous  immortalise
Que plus personne, de vous, de mal ne dise
Alors dites moi, qu’est l’humain pour vous,
Est il réellement comme il est dit ; la fin de tout ?

Un immense brouhaha vers le ciel s’éleva,
Les oiseaux se turent et  piaillèrent tout bas,
Le cercle des insectes subitement disparut
Il ne resta plus qu’un vers apeuré tout nu..

Pitié me cria t il, ne me jette pas aux poissons
Je compris alors cette fuite à l’unisson
L’homme est pour ce monde le poison
N’y aura t’il pas un jour une autre raison ?

Une araignée minuscule approcha et me dit :
Vous humains qui vous croyez supérieur
De tout le monde invisible êtes maudits.
En nous détruisant peu à peu  sans peur
C’est votre fin lentement que vous tissez
Et au jour final, nous aurons cette liberté
Enfin d’exister….

Perplexe ébahi je repartis un peu hésitant,
Recevoir une leçon de ce peuple rampant
Fut pour moi une véritable révélation
Que des vivants il faut faire attention

Et voilà, ce que ces insectes, de vous, pensent,
Regardez et vous découvrirez un autre monde

 

15-02-2012 - ARIGNEE SAUTEUSE